Colonisation d'Illumen

La pacification et l’exploitation des contrées de Nord-Thyl et de ce qui s’appellera la vallée d’Illumen ( texte d'Acktar)

En 251, Pierre Blanche est construite et résiste sans difficultés aux landes. Les kultars forment un groupe moyennement important. Les eldorians et les nains avec Molgor sont les plus nombreux. Il y a aussi quelques sinans, dont Baarg.
En 254, les colons décident alors de pacifier de nouvelles contrées et ils y parviennent pour Nord Thyl et la vallée d’Illumen. Illumen apparaît moins sauvage que Nord thyl. Cette dernière est enclavée dans les montagnes dont descendent régulièrement des hordes de créatures.
Vient alors le temps d’exploiter ces deux régions. Une dispute éclate où s’affrontent deux visions. Molgor et les nains proposent une citadelle imprenable en Nord Thyl pour barrer la route aux hordes du Nord qui voudraient s’en prendre à Pierre Blanche et exploiter les belles mines. Les kultars et les sinans ne comprennent pas l’intérêt de s’enterrer dans un carré de montagnes où déboulent facilement les créatures qu’elles hébergent. Ils proposent plutôt d’exploiter l’accès direct à la mer et les zones fertiles de cette plaine qui s’appellera plus tard la vallée d’Illumen. Une alliance improbable entre Sinans et Kultars voit le jour, tant nos visions sont fortes et proches. Pour couper court aux disputes, Elouin intervient et décide de mener les deux projets de front, soutenus par les eldorians.
Les deux chantiers sont alors entamés sous les conseils d’un couple célèbre : L’Architecte Elavro et le contremaître Perdur. Ces deux là ont conçu Pierre-Blanche et quasiment toutes les villes de Séridia.

Les deux projets prennent des tournures très différentes.
La contrée la plus au nord s’achève en une année. La contrée, une plaine, prévoit une ville peu fortifiée permettant une vision longue distance. Kultars et Sinans finissent de sympathiser et conçoivent Mynadar dans un esprit commun, aussi bizarre que cela puisse paraître.
C’est aussi pendant ce fingélien qu’Illumen le Grand réapparaît sous sa forme éthérée actuelle. La région est nommée vallée d’Illumen suite à cet événement.
Pour la contrée de Nord Thyl, c’est une toute autre histoire. Le projet traîne. Outre le projet très ambitieux des nains, ces derniers sont confrontés à de multiples attaques provenant des montagnes. Comme l’avaient prédit Kultars et Sinans, la région n’était pas propice à un chantier. C’est davantage un champ de bataille. Quoiqu’il en soit, le projet aboutira après 13 longs fingeliens, soit en 267, date à laquelle débarque Gildur.
Pendant cette période, Mynadar se développe à une vitesse folle et devient la deuxième plus grande cité que Séridia ait connue, si l’on oublie Eldorion. Kultars et Sinans prennent des décisions ensemble, ils alternent la garde. Il y aura même une expansion.

L’alliance improbable des sinans et des kultars éclate. Couardise et Trahison.

En 309, Elouin meurt. Enethin devient Seigneur. Il n’est pas à la hauteur de la tâche. Il n’est pas charismatique, n’a pas de compétence. Tout au plus s’adjoint-il un conseiller très malin : Derlen, un Sinan.
A cette époque, des conflits et des rancoeurs éclatent entre peuples. La mixité entre peuples affirme peu à peu les différences. Mais Enethin ne voit rien et Derlen, curieusement, ne fait rien. Par contre, en Mynadar, les conflits sont rares. Le meilleur symbole de notre amitié avec les sinans, c'est la seconde génération. Kort’en et Baarg, de la première génération s’entendaient à merveille. Angdar, le fils de Baarg, s’entend à merveille avec Morumi. La paix règne et avec elle, les gardes qui s’alternent entre Sinans et Kultars pour protéger la ville se font plus rares. Les premiers, les sinans, délaissent le sérieux de leur tour de garde. Les seconds, les kultars, les imitent.
Et en 333 les Landes se réveillent comme jamais depuis la nouvelle Eldorion. Des milliers d’orcs et de gobelins surarmés attaquent en pleine nuit la marche de Kilaran. Et dans leur lancée, toujours au cœur de la nuit, ils fondent sur Mynadar. Au milieu du massacre, de la désorganisation complète, les sinans se révèlent. Alors que les Kultars, menés par Kort’en et Morumi, défendent becs et ongles la cité en première ligne, les Sinans, avec Baarg et Angdar, lâches et couards fuient vers le Sud. Le prétexte à cette fuite ? Il s’agit en priorité de prévenir Nord Thyl, Pierre-Blanche et les autres. Mais faut-il être cent pour alerter et demander des renforts ?
Bref, le combat fait rage, les Kultars contre tous les orcs et les gobelins. Kort’en y perd la vie, ainsi que tous les anciens compagnons d’Illumen. Tous sauf Morumi. L’alliance improbable éclate et leur symbole avec : Morumi voit Angdar d’un œil étranger, creux. Quelques dizaines de kultars survivent, blessés, usés et trahis.
Mais il n’est pas encore temps pour les conflits. Mynadar est perdue, Séridia est menacée. Le lendemain de l’attaque, Enethin, Derlen et tous les colons s’activent pour juguler la menace. Pour mieux faire, on sépare Kultars et Sinans. La rapidité est décisive. Les combats durent plusieurs jours et au final, les colons parviennent à reprendre Mynadar, dévastée, et à contenir les flots d’ennemis dévalant la Marche de Kilaran. Baarg et Angdar combattent bien, mais le plus flamboyant est Morumi. Et avec lui, des dizaines seulement de Kultars, mais avec tellement de hargne, qu'ils étaient armés, les âmes des injustement morts les portant. D’autres colons se distinguent pendant cette bataille : Chaneoul, alors jeune Eldorian et Tin-Lath.


La seconde bataille de la Marche de Kilaran.

Forts de leur victoire, les colons décident de ne pas s’arrêter là et pensent reprendre la marche de Kilaran pour venger les morts et la destruction de Mynadar. Mais encore une fois, en cette contrée, la tâche est plus ardue. Le gros des orcs et gobelins sont massés là et les colons ne sont pas assez nombreux ni assez puissants pour se permettre de foncer tête baissée dans la marche et déloger l’armée des Landes.
C’est sans compter sur Morumi, qui a imaginé la construction des fortins. Il avait également eu l’idée de faire construire, par après, des tunnels partant de Mynadar et menant aux différents fortins. Il s’élabore une stratégie décidée par Enethin, ou plutôt par Derlen, Baarg, Angdar, Morumi, Chaneoul et Tin-Lath. Trois groupes composés des meilleurs guerriers colons sont constitués. Un pour chaque tunnel, un pour chaque fort. Ces trois groupes ont pour rôle, de prendre par surprise les orcs qui se trouvent dans les fortins en passant par les souterrains, de les déloger et de tenir la position, une fois les fortins pris. Le gros des troupes a pour charge de garder Séridia. La stratégie fonctionne quelques semaines. Les groupes dans les fortins sont ravitaillés par les tunnels.
Mais les orcs comprennent vite. Ils se massent pour attaquer Mynadar. Enethin s’attend à un choc frontal. Mais, étrangement, dès l’alerte sonnée, il voit la moitié des orcs se séparer de l’autre et se diriger à toute vitesse vers l’entrée des souterrains. Comment ont-ils pu les situer si facilement ? Personne n’a pu le dire si ce n’est Morumi qui soupçonne les sinans. Quoiqu’il en soit, ils pénètrent dans les tunnels, détruisent les charpentes des souterrains façonnés par les colons et les font s’écrouler. Les orcs sont massacrés mais les fortins sont désormais coupés du reste des colons. Les meilleurs combattants de Séridia se retrouvent pris au piège et commencent alors un siège. Il faut avoir à l’esprit que la salle des portails n’est pas encore effective et la télépathie ne fonctionne pas encore partout.
Dans un des fortins, se trouve un groupe kultar avec Morumi. Dans le second, les sinans avec Baarg et Angdar. Dans le dernier fortin, des eldorians et hommes bleus avec Chaneoul et Tin-Lath.
Les colons cherchent une solution pour libérer les guerriers emprisonnés mais c’est un vrai casse-tête. Des semaines passent… Les victuailles viennent à manquer. Des attaques partant des fortins se font tous les jours, mais elles sont vite repoussées devant le nombre des armées ennemies.
Un soir, un événement étrange se produit. Alors que les kultars sont dans leur fort, ils voient débouler à toute vitesse un messager, traversant le champ de bataille infesté d’orcs. Personne ne sait de qui il s’agit mais ce n’est pas un orc. Il laisse un message indiquant que Derlen et Enethin ont défini une tactique consistant, le lendemain, à demander aux occupants des fortins de les quitter au même moment pour se masser à l’ouest de la Marche. Le but est d’y regrouper tout le monde et d’essayer une attaque groupée de la dernière chance, avec les troupes d’Enethin venant de Starenlith. Les kultars se préparent. Le lendemain, lorsque le soleil est au zénith, les observateurs d’Enethin n’en croient pas leurs yeux. Tout à coup, les kultars sortent en hurlant de leur fortin, courant vers l’ouest. Et au même moment, en hurlant également, les sinans courent vers le Sud. Les hommes bleus et les Eldorians restent dans leur fortin, proche de la contrée de Kilaran.
Pour les troupes d’Enethin, il s’est passé quelque chose d’incompréhensible. Les kultars et les sinans se retrouvent immédiatement isolés et les orcs s’en donnent à cœur joie… un véritable massacre.
Mais l’atterrement fait vite place à la décision. Les hommes bleus et les eldorians sortent en masse de leur fort et courent aider les plus proches, évidemment les sinans. Quant à Enethin, il rassemble ses troupes pour charger les orcs. Rien de prévu, juste une réaction à une action incompréhensible. Et heureusement pour nous, la tactique improvisée fonctionne. Les orcs sont battus sans que personne ne comprenne.
Sur ce qui s'est passé, nous ne pouvons formuler que de simples hypothèses. Mais si on y réfléchit bien, qui s’est retrouvé proche d’un autre fortin et qui s’est retrouvé isolé ? Et cette écriture nette et tranchante sur le parchemin, ce noir d’ébène apposé au message ? Morumi est convaincu de reconnaître le style de quelqu’un qu’il avait considéré comme un ami.
Au final, pour nous kultars, c'est un constat bien amer. De la seconde cité abritant notre peuple, il ne reste rien. D'une communauté moyennement importante, il ne reste après la destruction de Mynadar que quelques dizaines de kultars... puis une quinzaine après l'incompréhensible sortie des fortins.
Pour les sinans ? Quelques pertes dont Baarg mais ils n’ont pas été affectés autant que nous. Morumi, lui, est convaincu (et le restera jusqu'à la fin) que les sinans sont prêt à tuer père et mère si cela peut leur rapporter. D'ailleurs, ceux-ci expliquent qu’un messager est également venu les trouver leur indiquant de sortir vers le Sud, au même moment que les Kultars. Et ironie de l’histoire, ils nous accusent d’avoir rédigé ce message ! Parce que, tenez-vous bien, le message était … de petite taille. Risible. Et ils ajoutent que les Eldorians ont comploté avec nous.
Bref, les kultars sont furieux. Ils ne sont plus rien et sont convaincus, à raison, que les sinans ont causé tout cela. Les Hommes Bleus et les Elfes nous soutiennent.

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